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sans titre, monotype sur papier, 42x29,7 cm, 2016

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sans titre, monotype sur papier, 42x29,7 cm, 2016

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Chien, 2014, linogravure sur papier, 29.7 x 42 cm

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Ce travail a été réalisé en 2005 dans le cadre d’une exposition dédiée pour une part à un jeune public. J’ai créé un dessin animé mettant en scène un personnage dont l’existence se déroule entre mythe et réalité.

Il m’est apparu opportun, à l’heure de la surenchère médiatique de super héros made in USA de faire une petite place à un héros d’un autre type hecho en Sudamerica.

Ce héros, le sous commandant Marcos, est une figure emblématique de l’alter mondialisme, de la lutte pacifiste mais armée, contre la corruption, la pauvreté et l’exclusion sociale.

Il est actuellement la principale figure du mouvement zapatiste, lui-même issu d’une longue tradition révolutionnaire mexicaine.

D’un côté sa personne est engagée, dans sa région du Chiapas, dans un combat très concret socialement, économiquement et politiquement.

D’un autre, son personnage médiatique, appartient déjà au mythe héroïque dans le sens où il s’inscrit dans une lignée de figures révolutionnaires depuis Zapata qui combattent le puissant pour sauvegarder les droits du plus faible.

Mon dessin animé est un dessin animé au sens strict du terme. Un dessin est dessiné sur une feuille de papier qui fait office d’écran. Cet écran reçoit sous la forme d’une animation numérique projetée, un complément mouvant au dessin manuel fixe.

Nous y voyons Marcos non en héros conquérant mais dans un campement de fortune, fumant la pipe, méditant devant des ronds de pluie dans l’eau d’une flaque.

Dans le courant de l’année 2007, j’ai été invité à participer à une exposition collective dans un théâtre à Genève.

Le lieu dans lequel j’ai choisi d’exposer jouxte une promenade qui elle-même longe un cours d’eau, l’Arve.

Je désirais travailler avec le matériel présent dans le théâtre et plus précisement les projecteurs. Dans trois d’entre eux ont été introduits des découpes au laser, selon un dessin préalable, imprimés sur des disques de verre. Ce dispositif m’a permis de créer une projection d’ombres sur un écran peint sur un mur et dont la hauteur était réglée visuellement sur celle des rives avoisinantes.

Cette projection était visible tant du point de vue de la promenade que depuis la cour du théâtre. A la tombée de la nuit, se révélait progressivement l’image d’un panorama lacustre aux essences et à la faune tropicale, dans une forme empruntant à l’esthétique des papiers découpés du 18ième siècle.

Ce travail mettait en scène deux biotopes, l’un réel et actuel, l’Arve et ses rives, l’autre plus éphémères, chimérique, existant entre apparition et disparition de l’image projetée.

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Le 6 août, fusain sur papier, 148x106cm, 2009

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Mangrove, fusain sur papier, 148x106cm, 2008